Introduction

Corinne Chauvet  explore l’émotion, la douceur humaine et le fou rire. Ses petits personnages inspirés des moines bouddhistes apportent un témoignage de ce que l’homme a de meilleur. Ils représentent le côté positif que chacun d’entre nous essaie de cultiver. Le travail de la terre contribue à la sensation de vie et d’énergie que l’artiste capte comme des instantanés photographiques.

Elle a reçu de nombreux prix de sculptures en France et a exposé à Bruxelles, Monaco et au Japon dans le cadre d’une résidence d’artistes.

Depuis toute jeune Corinne Chauvet dessine et travaille la terre du lac près de sa maison. Sa mère l’a toujours encouragée à faire ce qu’elle voulait exprimer.

Et c’est à Shigaraki au Japon, lors de sa résidence d’artiste, qu’elle simprégne de l’âme japonaise, mêlant sourire et respect, timidité et excentricité, raffinement et simplicité.

Peu de sourire ont été exprimés

dans la sculpture occidentale,

et pourtant, que c’est bon

de communiquer la joie !

La joie est une force, cultivons-la.  Sa sainteté le Dalaïlama

Corinne Chauvet : “ De ma fascination pour l’esthétique asiatique et pour la philosophie bouddhiste, j’en retins les êtres sereins et souriants. Ces sourires mêlés à ma culture m’ont amenée à identifier le sourire comme un moyen extraordinaire d’émotion dans notre société.

En Asie, le sourire a toute autre signification, façade ou réelle joie de vivre …. En France, le sourire est considéré comme suspect s’il est fait dans la rue, étonnant s’il est exagéré dans un groupe restreint, beau chez une jeune fille, dérangeant chez un vieux monsieur… Pourtant, on le recherche tous et on le renvoie facilement.”

La série des Fous rires proposent au spectateur de se pencher

sur le moi intérieur, sur sa recherche de

bien être au travers du sourire et de la joie.

L’effet est souvent spontané, plus le spectateur s’approche

des personnages, plus son sourire va se dessiner,

puis ce sera l’occasion de discuter de fous rires,

de moments vécus et du bienfait du fou rire.

La série des moines sereins, en méditation ou avec des colombes apportent une expression de sérénité, de douceur et d’apaisement.

Les résidences d’artistes, les échanges avec ses collègues céramistes l’amènent à créer et jouer avec la magie de la terre. Récemment, les Jizos ont fait leur apparition, petits portes bonheur que l’on rencontre dans les temples zen au Japon.

 

Regarder Corinne CHAUVET façonner une sculpture est un spectacle déroutant. Les premières étapes du modelage semblent se contenter d’une ébauche d’un corps manifestement un peu pataud. Une phase de doute, jusqu’au moment où quelques gestes habiles viennent apporter au visage une physionomie beaucoup plus précise et où, brutalement, l’artiste fait éclore le sourire lumineux qui éclaire ses personnages. La terre a soudain pris vie sous vos yeux.

Les sculptures sont faites de terre noire ou rose cuite à moins de 1100°, et peuvent recevoir une fois cuites un engobe du Roussillon ou des transferts de terre spécialement préparés au Japon.

Quelle différence impressionnante

entre les sourires d’adultes

et les sourires d’enfants.

Une sincérité angélique. 

www.corinne-chauvet-sculpteur.fr/

Corinne Chauvet sculpteur Albi (mail)

Corinne Chauvet sera présente, comme 35 autres artistes au festival Les Jours de Lumière, du 27 au 29 septembre 2019

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