Introduction

Sur une île de 4 000 km2, au sud de la Birmanie et au nord de la Malaisie, dans l’archipel des Iles Andaman. Entre le Golfe du Bengale et la Mer d’Andaman. Voici le peuple jarawas.

Il ne reste plus que 400 jarawas. C’est à cause d’un ethnocide que les indiens sont entrain de faire. Car le gouvernement indien veut s’accaparer leur territoire. Pourtant leur zone de vie est protégée par des gardes indiens, depuis 2013.

Avec le film « Nous sommes l’humanité » d’Alexandre Dereims, nous allons à leur rencontre.

 

1 – Ils nous rappellent nos origines

C’est le premier peuple autochtone d’Asie. Venus d’Afrique, ils ont vécu totalement isolés de notre monde moderne pendant 50 000 ans.


Carte de l'île pacifique

Ce peuple pacifique vit en totale harmonie avec la nature. Ils sont excellents grimpeurs aux arbres. Leur vie est tournée vers l’empathie et la famille. Ils travaillent en chantant. Et tout est occasion pour chanter. Un moment entre époux, en jouant avec les enfants, en faisant la cuisine. Ils savent faire des bougies avec la cire d’abeilles. Mais la vie moderne est arrivée dans leur village. Alors ils possèdent maintenant des lampes torches, que les gardes indiens viennent leur apporter, ainsi que des vêtements.

 Aujourd’hui, ils ne sont plus que 400. Actuellement ils sont en grand danger car le gouvernement indien veut les assimiler par la force. Les jarawas sont traités comme des animaux de zoo par les touristes qui viennent par la route.  En plus des scientifiques indiens leur donnent des bananes et des objets modernes pour les « éduquer ».

 

2 – Leur mode de vie

Les jarawas prennent soin de leurs enfants avec grande attention. Ils les aident à s’endormir avec beaucoup de douceur. Leur temps parfois, va passer dans les soins corporels avec tendresse et minutie. Pour un régal de massage humain. Chacun aime tous les enfants comme leurs amis. La réciprocité d’amour est profonde.

Leur beauté extérieure est autant qu’intérieure. Mais maintenant ils voudraient tout cacher, car plus rien n’est comme avant. Leur maquillage sur leur visage actuel ressemble à une grille, pour se protéger des regards malsains.

Leur magie, celle de l’être humain, est dans leur cœur. Ce que nous voyons de leurs images est loin de ce qu’ils ressentent réellement. Tout est beauté,  bonté,  joie et chant toute la journée.

Aimer c’est éduquer

                        Quand les enfants sont aimés comme des êtres de joie de vivre, toute la nature est paradisiaque et fantastique pour toute la communauté.

 

3 – Nos différences

Dans nos pays consommateurs,  notre modernité  a apporté la Jalousie, notre habit le plus laid.  Nous tombons facilement malade pour les raisons d’inharmonie dans nos vies. Nous avons apporté aux jarawas nos maladies, nos vices, nos objets.  Exemple l’alcool, le tabac etc.

Les jarawas le disent clairement, ils n’en veulent pas.

Ils voyent que nous voulons les influencer par notre mode de vie moderne. Et Ils le refusent catégoriquement.

Comment percevoir ce qui va changer dans leur avenir, déjà avec les nouveaux objets qui sortent de leur pratique ancestrale ?

 

4 – Leur question, notre position

 

Il y  a eu une épidémie de rougeole où bon nombre de jarawas sont morts. Un safari est organisé par les agences de tourisme indiennes pour venir photographier ce peuple qui danse et qui chante, encore presque nu. Des femmes ont été enlevées. Des braconniers viennent piller leur territoire en tuant leurs cochons. Maintenant ce sont les biches qui sont en ligne mire. De moins en moins de gibier. A ce rythme là, il est possible d’imaginer que les jarawas vont devoir aller mendier leur nourriture.

La route qui amène les touristes suivant le décret de 2013, devait être fermée. Mais les agences de touristes ne respectent rien. Les plages sont abimées, des ordures sont retrouvées. Des bouteilles en plastiques jonchent de-ci delà.

Les habitants de l’île se questionnent et nous aussi.

Est-ce que leur île paradisiaque va devenir une poubelle comme la péninsule proche  l’Inde ?

 

« Les Jarawas, le plus ancien peuple du monde, est mis en danger par la politique de votre gouvernement. Alors que les Jarawas nous ont affirmé qu’ils ne souhaitent pas rejoindre la communauté indienne et qu’ils veulent continuer à vivre loin de notre monde, vous leur déniez le droit de choisir par eux-mêmes leur futur en les poussant vers l’assimilation.

En tant que citoyens du monde entier, nous vous demandons de fermer la route Andaman Trunk Road qui traverse leur forêt, de lutter efficacement contre les braconniers qui continuent de piller leur gibier et de communiquer régulièrement sur la situation des Jarawas et les conséquences de votre action envers eux. Nous vous demandons de nous donner toutes garanties nécessaires afin que les Jarawas puissent continuer de vivre tels qu’ils le désirent. « 

Lettre adressée au gouvernement Indien.

 

Conclusion

« Nous avons l’air différents de vous, mais nous sommes tous bons » Onia

jeune jarawas avec Couronne de fleurs

Après avoir été témoin des guerres dans le monde Alexandre Dereims, il est ici témoin d’une guerre encore plus violente, parce qu’elle est invisible et insidieuse. En filmant et interviewant les jeunes jarawas, nous faisons ensemble la réflexion de leur devenir, avec  les questions et les réponses sur leur futur.

 Alexandre Dereims nous propose de signer  la pétition qu’il a mise en ligne, ici le lien.

Cela doit permettre d’interdire le touriste zoologique, sur cette île, en bloquant la route Andaman Trunk Road.

Reportage France 24 sur ce lien, un résumé de la monstruosité.

Alexandre Dereims

alexandre.martin.dereims@gmail.com

 

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